Rapa Nui

Célèbre île isolée dans l’immensité de l’océan Pacifique, Rapa Nui est souvent prise en exemple lorsqu’il est question d’écocide : un acte de destruction d’un écosystème.  Les habitants de l’île auraient vraisemblablement épuisé les ressources de leur environnement en sculptant, en déplaçant et en érigeant des centaines de statues (Moais) censées personnifier les ancêtres.  À son apogée, la population de l’ile aurait pu compter jusqu’à 30 000 habitants pour une superficie de seulement 166 km carrés.  La surpopulation et la surexploitation menèrent vraisemblablement à l’effondrement de cette société, et les premiers européens qui visitèrent l’ile au XVIIIe siècle décrivirent une population misérable.  Les plus hauts arbres n’avaient qu’à peine 3 mètres de haut alors que des analyses de pollens démontrent que l’île était couverte d’une riche forêt 500 ans auparavant.  Les Moais furent détruits jusqu’au dernier, victimes de révoltes ou de luttes entre les clans.  Famines, cannibalisme,  guerres, épidémies et traites d’esclaves achevèrent le ravage de l’île. En 1864, il ne restait que 111 indigènes.

La Voute Nubienne

l’Association Voute Nubienne qui a pour objectif la formation de maçons pour permettre aux populations d’obtenir des habitations adéquates et durables et contrer le manque d’habitations décentes et abordables en Afrique subsaharienne. Traditionnellement, les habitations construites en Afrique subsaharienne requièrent du bois. En raison de la déforestation, de l’avancée du désert au Sahel et de la croissance démographique, cette matière première commence à manquer et il est désormais trop cher de s’en procurer. De nombreux habitants des régions rurales se sont donc tournés vers des toits de tôle, qu’ils importent au prix d’un lourd endettement. Malheureusement, ce matériel est doté de qualités thermiques et acoustiques inadéquates et les maisons de terre surmontées d’un toit tôlé ont une durée de vie d’à peine 10 ans. La voûte nubienne est une technique architecturale très ancienne, originaire de la Haute Égypte. Elle consiste en une construction de plusieurs lits de briques de terre crue, empilées et tenues en place par une clé de voûte. C’est ce principe que Thomas Granier et Seri Youlou ont adapté aux réalités de l’Afrique subsaharienne. L’Association de la Voûte Nubienne vise à offrir aux habitants des régions sahéliennes la formation nécessaire à la construction de maisons nubiennes. En […]

Portrait

01Cette section présente une sélection des meilleurs portraits réalisés au cours des derniers reportages

Le Pays de l’or bleu

Dix pour cent du territoire du Québec est recouvert d’eau douce. Avec ses dizaines de milliers de rivières et plus de trois millions de plans d’eau, le Québec possède 3 % des réserves en eau douce renouvelables de la planète, et près de 40 % de toute cette eau se concentre dans le bassin hydrographique du Saint-Laurent! Ce privilège s’accompagne toutefois d’une grande responsabilité : celle de faire de notre mieux afin de préserver cette richesse collective. L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité, le 11 juin 2009, la Loi affirmant le caractère collectif des ressources en eau et visant à renforcer leur protection. Cette loi vient confirmer que les ressources en eau font partie du patrimoine de la collectivité et que l’État en est le gardien, au bénéfice des générations actuelles et futures.        

Étudier le sol pour comprendre le désert

Avec moins de 200 mm de précipitations par an, le Sud-Est tunisien présente des caractéristiques d’aridité qui le rendent particulièrement sensible au processus de désertification. La désertification résulte de la dégradation des terres dans les zones sèches de la planète, processus dont les activités humaines sont les principales responsables. Le changement climatique amplifie les impacts négatifs de ces activités sur les sols et la végétation. Aux portes du Sahara, le Sud-Est tunisien connaît également de sérieux problèmes d’ensablement. La région est le théâtre de profondes mutations écologiques et socio-économiques qui constituent un enjeu majeur pour la préservation des milieux et le développement des populations. Les scientifiques de l’IRA (Institut des régions arides) et de l’IRD (Institut de recherche pour le développement) étudient la dégradation des terres – notamment par l’érosion éolienne (perte des terres sous l’action du vent et des particules en suspension) – pour quantifier l’évolution de la désertification.